Sebta et Mellilia au centre d'une réunion du groupe istiqlalien à la Chambre des Représentants
La visite de Juan Carlos aux deux villes spoliées a remis leur colonisation au devant de la scène internationale
Le groupe istiqlalien, pour l'Unité et l'Egalitarisme, à la Chambre des Représentants et la Commission des Relations étrangères au sein du parti ont organisé, avant-hier au siège du Parlement, une rencontre d'étude autour de Sebta et Mellilia.
Intervenant au début de la rencontre, Mme Latifa Bennani Smires, Présidente du groupe, a donné un aperçu historique sur la colonisation des deux enclaves par l'Espagne avant de rappeler l'importance de cette manifestation qui s'inscrit dans le cadre de la coordination entre le groupe istiqlalien et la Commission du parti. Elle a, en outre, indiqué que le groupe se propose de tenir d'autres rencontres du genre avec les Commissions du parti, concernant différents sujets.
Prenant la parole ensuite, M. Mohamed Larbi Messari, Président de la Commission des Relations étrangères du Parti de l'Istiqlal, a évoqué les circonstances préludant à cette rencontre, en l'occurrence la récente visite du Roi Juan Carlos d'Espagne aux deux villes spoliées. La question de ces deux enclaves, a-t-il précisé, accapare l'opinion publique nationale aussi bien au Maroc qu'en Espagne, et le sujet concernant leur colonisation refait surface de plus belle sur la scène internationale, depuis cette visite. Il a, par la même occasion, évoqué les différentes réactions provoquées aux niveaux régional, arabe et international de même que sur le plan des relations entre le Maroc et l'Espagne, notamment suite au rappel par le Maroc de son ambassadeur à Madrid.
Il a, par la suite, souligné que la question des deux villes occupées ne doit pas avoir de répercussions sur les relations existantes, dans divers domaines, entre les deux pays.
Au cours de la discussion a également été soulevée la problématique de ne pas avoir saisi les Nations Unies de la question des deux enclaves. Les intervenants ont, par ailleurs, mis l'accent sur la nécessité de recourir à la diplomatie parallèle et la mobilisation de la société marocaine pour l'action concernant cette question.
L'Opinion